Techniques-ingenieur.fr : documentation technique pour les ingénieurs.
english un bandeau 
          
 
 


Réseaux électriques et applications - Réf DAC

Monsieur SCD TOURS 

Transport électrique routier - Batteries pour véhicules électriques
Sommaire§ 2

1. Pourquoi les véhicules électriques ?

Les deux premières « vagues » de véhicules électriques (cf. encadré « Historique »), relativement éphémères, furent portées respectivement par de réels intérêts techniques en termes de performance puis par une situation conjoncturelle de restriction économique pendant la Seconde Guerre mondiale, mais la suivante, beaucoup plus durable, fut provoquée par une situation politique structurelle agrémentée d’une prise de conscience écologique et géologique.

En écho à cette situation, dans le secteur du transport routier de nouveaux programmes virent le jour, visant à dynamiser le développement des énergies alternatives et à renouer avec le véhicule électrique pour les déplacements particuliers et collectifs.

Ces voitures demeurent cependant très chères du fait du prix élevé de la batterie (Ni/Cd en particulier) qui fait le plus souvent l’objet d’une location de la part des constructeurs automobiles. Cela peut expliquer en partie le manque d’enthousiasme des consommateurs qui n’ont pas répondu favorablement aux attentes des constructeurs qui comptaient sur des volumes de ventes beaucoup plus importants que ceux réalisés (cf. tableau 1) au cours des dernières années [1].


Historique

Au cours du siècle écoulé, le véhicule électrique n’a eu de cesse de concurrencer les véhicules thermiques sans pour autant remporter de franc succès. Les raisons de cette concurrence ont évolué avec les années. Ainsi, si la première motorisation du véhicule grand public aurait pu être électrique à la suite des premiers records de vitesse de la « Jamais contente », ses faibles performances d’autonomie face à sa rivale thermique eurent tôt fait de la renvoyer à son développement. Il a fallu, ensuite, attendre les périodes de restrictions énergétiques de la Seconde Guerre mondiale pour voir renaître l’intérêt pour les alimentations ou motorisations alternatives telles que les gazogènes ou les moteurs électriques. Ainsi, au cours de cette période, des véhicules tels que le « Véhicule Léger de Ville » fabriqué à 20 000 exemplaires par Peugeot ou la 202 électrique (projet de développement) de PSA ont pu voir le jour. La fin du conflit mondial et le réapprovisionnement de l’Europe en combustible fossile ont rapidement mis un terme aux espoirs électriques.

Mais, même si le transport n’est pas aujourd’hui l’unique responsable de la dégradation de la qualité de l’air, il en détient une part non négligeable (22 %) au niveau européen. Le transport routier particulier ou public est souvent pointé du doigt puisqu’il provoque des concentrations d’émissions dans les zones urbaines et dans le centre des villes, là où la population est la plus importante et ses effets les plus visibles. De plus, le parc automobile mondial devrait être appelé à croître au cours des prochaines années du fait de l’évolution démographique mondiale (la population de la planète devrait passer de 6 milliards d’habitants aujourd’hui à plus de 10 milliards vers 2050), du développement des pays du Tiers Monde et de leur volonté d’accession à un confort équivalent à celui des pays occidentaux. Ces évolutions devraient avoir,

pour première conséquence, une augmentation notable de la part de la pollution due aux véhicules particuliers qui à l’heure actuelle (source ACEA) et concernant les différentes sources d’émissions de CO2 en Europe est la suivante :

  • production d’électricité et de chaleur : 31 % ;
  • transport routier : 22 % ;
  • secteur résidentiel et commerces : 21 % ;
  • industrie : 17 % ;
  • autres énergies : 5 % ;
  • autres transports : 4 %.

Des programmes de recherche, timides au début des années soixante, connurent une augmentation notable après les chocs pétroliers de 1973 et 1979. Dans la plupart des pays occidentaux, des véhicules prototypes furent étudiés pour aboutir à leur commercialisation au début des années mil neuf cent quatre-vingt-dix. Les constructeurs français, PSA et Renault, associés à SAFT pour la définition et la production des batteries de traction de type nickel/cadmium, ont été les pionniers incontestables du véhicule électrique produit à l’échelle industrielle, avec les sorties sur le marché fin 1995 des Citroën AX, Peugeot 106 et Renault Clio électriques. Certes, ces véhicules furent (et sont encore) principalement destinés au marché des flottes « captives » industrielles d’entreprises telles que EDF, GDF, la Poste, ou des collectivités locales ; quelques particuliers ont également choisi de « rouler électrique », grâce aux subventions (aide à l’achat) de l’État, aux avantages fiscaux (puissance fiscale ramenée à 3 CV pour les Peugeot 106, Citroën Saxo et Renault Clio) et à la gratuité du parking dans le centre de villes telles que Paris ou La Rochelle.


accueil | aide | nous contacter | visite guidée
 haut de page
Réalisation du site :